L'histoire de l'e-carburant a toujours buté sur le même obstacle : le coût de l'hydrogène. Pendant cent ans, la réponse technologique a cherché à réduire ce coût par l'électrolyse plus efficace, l'électricité renouvelable moins chère, les réacteurs plus performants.
En juin 2026, une autre réponse est apparue — non pas technologique, mais géologique. L'hydrogène naturel, produit en continu par la croûte terrestre via la serpentinisation, n'a pas besoin d'être fabriqué. Il existe. Il faut le trouver, le forer, et le transporter. FDE a confirmé 49,6 % de concentration à 2 426 mètres à Pontpierre (Moselle) — parmi les plus hautes jamais mesurées au monde.
Si la certification REGALOR II (attendue 2027) confirme le gisement et si la production commerciale à 0,50 €/kg est atteinte en 2028, le siècle de recherche sur l'e-carburant converge vers son aboutissement économique : un carburant liquide propre, produit en Europe, compatible avec toute l'infrastructure existante, et accessible au prix du fossile.